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Septembre 2013 - L’Union européenne et la Syrie

En cette rentrée 2013, une fois encore, l’Union européenne est confrontée à un problème qu’elle ne sait pas résoudre : faut-il intervenir en Syrie militairement ou d’une autre manière ?

Puisque sa politique étrangère, pourtant largement mentionnée dans le Traité de Lisbonne, n’a encore que peu de contenu, l’UE laisse le premier rôle à ses États membres. Elle est à la remorque de ces derniers, soumise à leurs divisions et à leurs hésitations.

Comme eux, elle est prise en tenaille entre deux séries d’obligations et elle n’a pas le mode d’emploi pour choisir. D’un côté, la défense des droits de l’Homme impose une obligation morale et, dans une certaine mesure, juridique, encore que sur ce point il n’y ait que des textes au second degré. De l’autre côté, les États membres et l’UE sont soumis à l’obligation – cette fois clairement juridique – de respecter les règles du Conseil de sécurité de l’ONU, lequel est aujourd’hui paralysé en raison de l’attitude de la Russie et de la Chine.

Que faire ? Sans doute les décisions seront-elles influencées par la « tournure » que vont prendre les débats dans les pays concernés. C’est peut-être cela « la politique » dans nos régimes démocratiques : sentir vers quoi le vent tourne. Attitude modeste, empirique, apparemment prudente. Mais on ne peut s’en satisfaire ni au niveau des États, ni au niveau de l’UE.

Sans tomber dans le dogmatisme, une organisation comme l’Union européenne a besoin d’élaborer des stratégies et un corpus de principes d’action qui lui permettent de tenir son rôle sur la scène internationale au lieu de donner l’impression d’être totalement dépendante de ses États membres et d’improviser avec eux dans le brouillard pour aboutir finalement à l’inaction.

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